dimanche 22 janvier 2012

Mauvais

Personne ne l’aimait. Il n’en faisait pas grand cas et continuait son petit bonhomme de chemin. Seul. Droit dans ses bottes, droit devant lui. Un jour, son chemin se mit en travers de sa voie et lui demanda :
- Mais où vas-tu donc ainsi ?
- Je marche où bon me semble, rien de plus.
- Et moi qui te prenais pour un poète.
- Non, je suis mauvais en tout, foncièrement mauvais, c’est ce qu’on dit de moi. Et d’ailleurs, je te marche dessus, alors ça doit être vrai.
Le chemin l’accueillit à nouveau et murmura :
- D’accord. Pas de problème. Y’a pas de mal…

8 commentaires:

  1. Les chemins prennent parfois d'étranges directions. Le marcheur sait ça. C'est pourquoi, il reste toujours droit dans ses bottes en caoutchouc. Il sait que la boue n'est jamais bien loin.

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  2. Oui. Mais mieux vaut la boue des chemins que celle des Hommes. Merci margimond.

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  3. Les voies du poète sont impénétrables... Quant à ses voix ?

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  4. Vois-tu, je dirais plutôt : "ces voix", ici.

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  5. Souvent c'est en marchant que je trouve les réponses ...

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  6. La marche, source de méditation et d'évasion.

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