Imagine le poème parti ailleurs…
Imagine le poète aux mains ensanglantées à force de gratter la terre à la recherche de ses vers.
Imagine le poème qui imagine la scène.
Imagine le poète aux mains ensanglantées à force de gratter la terre à la recherche de ses vers.
Imagine le poème qui imagine la scène.
Imagine le poème qui se prélasse et rit. Le poème léger. Le poème bientôt goguenard. Puis agité. Bientôt haineux. Il ne sait pas pourquoi mais soudain, il se met à haïr l’homme, celui qui le tenait, le maintenait serré dans des pages, l’enfermait, l’asphyxiait. Puis l’exhibait à qui voulait, le vantait, parfois même le vendait.
Regarde l’homme fébrile qui, encore et toujours, cherche les vers. Fouille et retourne tout autour de lui.
Regarde bien cet homme qui fut poète. Celui dont les vers n’habitent plus la terre.
Il est quitté.
Imagine la scène. Le poème devenu haineux. Cet homme aux mains vides, rouges et terreuses. Le poète devenu homme au point de haïr, lui aussi, le poème. Et le poème qui le poursuit.
Le poème qui cherchera l'homme, toujours, pour mieux le quitter, encore.
Imagine. Mais juste imagine.
Regarde l’homme fébrile qui, encore et toujours, cherche les vers. Fouille et retourne tout autour de lui.
Regarde bien cet homme qui fut poète. Celui dont les vers n’habitent plus la terre.
Il est quitté.
Imagine la scène. Le poème devenu haineux. Cet homme aux mains vides, rouges et terreuses. Le poète devenu homme au point de haïr, lui aussi, le poème. Et le poème qui le poursuit.
Le poème qui cherchera l'homme, toujours, pour mieux le quitter, encore.
Imagine. Mais juste imagine.
Paf ... prunch à imaginer...
RépondreSupprimerLes vacances t'ont fait du bien et c'est bien je vois bien j'imagine bien ... et... , juste ça.
un petit poème schizophrène en somme à moins que ce ne soit pas lui mais l'autre... ;)
RépondreSupprimerOn imagine bien... le poète anonyme qui gratte maintenant la terre poussiéreuse avec ses pattes de derrière, celles de devant, lui ayant seulement servi à chercher ses mots... :-)
RépondreSupprimerBeau texte co, avec des images très fortes !
Oui oui, j'imagine parfaitement :)
RépondreSupprimerJean
"Je t'aime, moi non plus" !
RépondreSupprimerOuh, j'adore ce texte !! Le martèlement des mots me plait beaucoup... ;)
RépondreSupprimer@ Anonyme - Et c'est pas fini...
RépondreSupprimer@ Mu LM - En tous cas, c'est pas moi !
@ Denis - Merci Denis, ça fait plaisir.
@ Jean - Bienvenue au club !
@ Frederique - Ou peut-être pire.
@ antigone - Ben tant mieux !
La recherche des mots, toujours .. comme une obsession ..
RépondreSupprimerEt cette petite musique qui s'échappe, ces quelques vers qui font le pied-de-nez à celui qui pensait les maîtriser.. Vian disait que c'était drôle, une tête de pôeteuh ...
=)
Co, des mots joués,
RépondreSupprimersi bien,
encore,
et moi, j'imagine
bien,
comment je me suis quitté,
un jour,
quitte à...
@ Manue - Tant qu'elle reste drôle, ça va... ;-)
RépondreSupprimer@ Graphène - Quitte à ?
Tout les rapports amour-haine entre l'homme - qui fut poète - et son texte.
RépondreSupprimerÀ mon humble avis, "il" s'est pris pour un poète...
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