Il a prononcé le mot cahier comme on prononce le mot laid. Elle regardait son cahier, pour l’instant fermé, comme on regarde quelque chose qui soudain devient étranger. Un cahier pouvait donc devenir un cahiais. Et les mots, couraient-ils le risque de devenir laids ? Ouvrez vos cahiais. Concentrée, elle l’ouvrit et nota sous la dictée du nouveau maître : Rédaction : racontez ce que vous voulez. En silence, elle se mit à écrire des mots peut-être laids ; ils en avaient tout à coup bien le droit.
j'aime beaucoup ce texte et cette violence sous-jacente dans ce mot apparemment anodin
RépondreSupprimerAujourd'hui au menu : Co s'fait son beurre avec un laid cahier (concentrée de plus). Pour la déconfiture de mots, ça fait longtemps que ça mijote chez elle. Petit-déjeunons...c'est bon ;-)
RépondreSupprimerIl aurait mieux fait de se taire, d'être sans voix. Au fait, le protège-cahier, il est bleu ou rouge ? Les mots ne sont pas laids, aucun d'entre eux n'est laid, ils ont le pouvoir de chanter.
RépondreSupprimeroui...
RépondreSupprimercahier
ça n'y est
au cahiais
aux crayons de bois
ni aux crayons à paphiais
sans soif
ni à tous mes repères
bien perdus...
Nestlé tranquille les cahiers avec leur goût bulgare,tu vois bien que je suis concentré.
RépondreSupprimerLa vache qui rit :-)
Mu LM - Merci Mu. Mais c'est drôle, je n'y vois aucune violence, moi.
RépondreSupprimer@ anonyme - Bon ap' !
@ Frederique - Mé non, les mots laids ont bien le droit d'y courir, aussi ! ;-)
@ Graphène - C'est pour mieux les retrouver, sans doute...
@ Denis - Les mots, eux, peuvent être gratuits et de toutes saveurs.
j'ai l'esprit trop déformé (faut que j'enlève mes lunettes, ou que j'en mette, va savoir pfff ;)
RépondreSupprimerNormal, remarque, c'est sans doute à cause du mot "laid". Eh, et si j'avais plutôt mis "niais", cela aurait donné quoi ? ;-)
RépondreSupprimerça aurait donné un cahier aux mots niais... Pour toi, robe noire et burka blanche ;-)
RépondreSupprimerPardon Mu, si je mets mes lunettes, ça aurait donné un cahier aux mots niais. Et co, robe noire et burka blanche ;-)
RépondreSupprimerUn nouveau maître... voici quelque chose d'intéressant !
RépondreSupprimer@ anonyme - Vous me copierez cent mille fois : je dois mettre mes lunettes avant de commenter, amen.
RépondreSupprimer@ Anonyme - Bah, ceci part d'un souvenir, d'un exemple concret : un vrai nouveau maître (en remplacement), qui parlait réellement comme ça, et, au collège, un vrai nouveau prof, mais lui, pas de pot, de maths.
Donc, rien de réellement intéressant au niveau de la psychologie de l'auteur, sorry... ;-)
=)
RépondreSupprimer"Cahier" ou "cahiais", "lé" ou "lai", c'est comme "diplaume" ou "diplomme". On a tous un petit accent pour les autres. Il n'y a pas de mots laids. Ce sont les utilisateurs qui peuvent les enlaidir. Par exemple, le mot "liberté" est laid dans la bouche d'un dictateur. Quant à "racontez ce que vous voulez", c'est le genre de consigne que je ne donnerais pas à mes élèves : neuf sur dix resteraient le bec dans l'eau.
RépondreSupprimerOn nous a appris (on y apprend, je crois toujours) à écrire des mots passe-partout, à l'école. J'aurais bien aimé y essayer d'autre mots, même peut-être laids, effectivement. Ou en tous cas pas dit comme on devrait dire pour faire du passe-partout. Plutôt que travailler, j'aurais aimé qu'on m'apprenne à penser...
RépondreSupprimerDu moment qu’il ne devient pas un cas niais …
RépondreSupprimerDes mots laids dans un cahier niais, ça peut donner quelque chose !
De la pohaisie ? ;-)
RépondreSupprimermieux que la poéniaiserie, sans doute !
RépondreSupprimerJe pense, oui... ;-)
RépondreSupprimerles pages jaunissent...
RépondreSupprimerJe viens de recoller un vieux texte, c'est tout aussi jaune... ;-)
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