Ils sont ensemble, mais se dénigrent. Ils sont ensemble et se dénigrent. Mais ils sont ensemble. Ensemble à se dénigrer. Ensemble, de la même famille.
Ceux qui n’y sont pas -parce que pas pu, ou parce que dénigrants qui se respectent, ne pensent qu’à ça. À ceux qui sont ensemble. Là-bas. Ils préfèrent oublier. Ils ont fait ce qu’il fallait pour ça, autres rendez-vous, là où on m’aime, méthode Coué, surtout ne pas y penser
Ceux qui sont ensemble, là-bas, qui dénigrent, y sont finalement comme coqs en pâte, dénigrent peu. Parce que c’est la famille, quand même, on se reconnaît ; parce qu’ensemble, ça rassemble, et que finalement, ça se passe pas si mal. C’est aussi ce que pense le dénigrant : ça ne se passe pas si mal. On peut vivre sans, dirait-on. Ceux qui sont ensemble, là-bas, sur place, profiteront, et bientôt, seront contents de se quitter. Ça fait du bruit, pas mal de bruit, trop de bruit. Alors que le dénigrant aura bien pris soin d’étouffer tout bruit. Fera le sien. Étouffera l’autre, celui qui rappelle là-bas, là où il n’est pas. Chacun retournera dans ses pénates, content d’avoir été ensemble ou ailleurs. Tous auront vu la même chose ou carrément autre chose. Mais le « là-bas » aura été omniprésent.
Le dénigrement, quant à lui, continue à se porter comme fleur au fusil.